Y’a pas photo

26 janvier 2021
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Je le dis d’entrée de jeu, je ne suis pas un supporteur de Maxime Bernier ni du Parti populaire du Canada. Il est important de le préciser parce que le sujet de cette chronique pourrait se passer dans n’importe quel contexte politique de gauche comme de droite. 

Donc, ce matin, en ouvrant le site du Journal de Montréal, quelle ne fut pas ma surprise et désolation de voir le Journal verser encore une fois dans le jaunisme et la démagogie un peu facile d’associer un « dangereux » complotiste (je le mets entre guillemets parce qu’un individu est toujours présumé innocent avant son jugement) à un politicien que l’on n’aime pas, dans le cas présent, Maxime Bernier.

Cette façon de faire du jaunalisme « gotcha » est de plus en plus rependue afin de produire instantanément une réaction plutôt qu’une réflexion ou tout simplement rapporter une nouvelle, concept de plus en plus éloigné du journalisme actuel. Évidemment, Bernier n’est pas le premier politicien à se faire associer plus ou moins maladroitement à un ou des individus critiquables pour la simple raison qu’un politicien se fait prendre en photo des dizaines ou des centaines de fois par jour pas des citoyens qu’il ne connaît pas nécessairement. 

On l’a vu au début des années 2000 quand le maire de l’époque à Toronto se promenant dans son centre des congrès a tendu la main (comme un politicien le fait des centaines de fois par jour) à un citoyen qui s’avérait à être un Hell’s Angel. Évidemment quand le pauvre Mel s’est rendu compte après avoir allongé le bras que l’individu était full patché et que les objectifs des caméras étaient en train de croquer la scène, il n’a pas retiré sa main et a poliment salué ce congressiste peut-être un peu plus tannant que les autres. Évidemment, les médias qui n’appréciaient pas spécialement Lastman s’en sont donné à cœur joie pour souligner la gaffe, mais ont quand même eu, cette fois-là, la décence de ne pas associer le maire à ce gang criminalisé.

Dans le cas du Journal de Montréal et de son jaunaliste Hugo Joncas on franchit allègrement la ligne et on associe clairement le présumé criminel à Maxime Bernier en affirmant

« Il multiplie aussi les mentions « J’aime » et les publications en faveur du Parti populaire du Canada de Maxime Bernier. Sur son compte Facebook, Têtu pose même en sa compagnie le 18 août 2019, le jour d’un rassemblement national à Gatineau. L’accusé relaie aussi régulièrement des messages qualifiant les libéraux fédéraux de « traîtres » et reproduit des propos conspirationnistes sur la pandémie et l’ancien président Donald Trump »

Tant qu’à tomber dans de telles débilités, il serait intéressant de savoir si l’accusé était un lecteur assidu du Journal de Montréal ou s’il commentait sur la page de l’un de leurs chroniqueurs, non ?

Devrait-on qualifier de littérature haineuse les centaines de textes vitrioliques anti-Trump publiés dans les pages de ce tabloïd ? Je pense à l’écume à la bouche de Pierre Martin, de Normand Lester, de Denise Bombardier, Emanuelle Latraverse, Josée Legault, Mario Dumont, Richard Martineau, Loïc Tassé, Danielle Lorrain, Luc Laliberté, Philippe Léger et l’inéffable Richard Latendresse. Tous peignés du même bord, tous haineux au sujet du 45e président. Avec le même genre de rapprochement, est-ce que l’on peut lier leurs textes convulsifs et souvent hystériques au fait qu’une femme de Longueuil, Pascalle Ferrier a tenté d’assassiner le président Trump? A-t-elle été radicalisée par Québecor?

Cette question à mon avis est pas mal plus pertinente que celle du jaunaliste Hugo Joncas. Pourquoi? Parce que pas mal tous les politiciens ont pour toutes sortes de raisons été « aimés » et pris en photo avec des individus louches.


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Actualités · Médias mainstream · Québec

All Comments

  • what the heck I don’t understand what this is about you start out saying your not a max fan then end with someone long ago shaking hands with a former member of the Hells angels

    Elsworth 27 janvier 2021 18:04 Répondre
    • Justement c’est pour dire que tu ne peux pas blâmer l’ancien maire de Toronto de s’être fait prendre en photo avec un Hells. Un politicien ca se fait prendre en photo avec n’importe qui, c’est leur job. Les journalistes qui ont spinné l’histoire de Lastman n’ont pas été méga honnêtes, encore moins ceux qui spinnent cette photo avec Maxime Bernier.

      Ca serait idiot de demander le pedigree complet d’une personne avant de prendre une photo.

      Que je sois fan ou non d’un politicien importe peu. Quand un journaliste fait un travail malhonnête, il faut le dire

      admin 3 février 2021 12:53 Répondre

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