Renaud-Bray, des employés biaisés?

11 décembre 2020
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Retenez bien que ce titre est une question et non pas une affirmation. Laissez-moi vous parler de ma petite recherche.

Politiquement Incorrect

Alors que cette semaine nous avons parlé de Mathieu Bock-Côté, j’ai décidé que c’était aujourd’hui que je me procurais son dernier livre; « Politiquement Incorrect ».

L’auteur a écrit sur sa page Facebook que le livre est en rupture de stock, mais je me dis qu’il doit bien en rester des exemplaires dans une librairie quelque part près de chez moi.

Après avoir cherché sur Google les numéros de téléphone de toutes les librairies à environ 75 kilomètres à la ronde, il appert qu’aucune n’a le livre en question en magasin. À peine une ou deux ont précisé qu’il ne leur en restait plus, laissant ainsi voir qu’elles l’avaient eu en boutique.

Bien entendu, on m’a offert de me le commander, mais je le voulais pour cette fin de semaine ci, alors j’ai décliné (sachant qu’il est en rupture de stock de toute manière) et j’ai téléphoné ailleurs. Cependant ma plus étrange surprise à été lorsque j’ai téléphoné au premier endroit de ma liste : Renaud Bray.

Encourageons Renaud-Bray?

Bien entendu il aurait été facile de me tourner vers Amazon et la livraison rapide, mais j’ai toujours tenté d’encourager nos librairies ici en ville et particulièrement Renaud-Bray. (Ne m’en voulez pas.) Je m’étais dit que puisque que l’association des libraires indépendants semblait à l’origine vouloir boycotter ce livre, aussi bien encourager un gros détaillant qui à ma connaissance ne joue pas à ce jeu, n’est-ce pas? Pourtant le résultat m’a laissé perplexe.

Je téléphone. On me demande d’attendre un instant et cet instant se prolonge sur près de cinq minutes. Lorsqu’on me répond, je demande :

« Salut, as-tu le dernier livre de Mathieu Bock-Côté en stock? Je suis certain que je n’ai pas besoin de te dire le titre. »

Lui : « Non j’ai pas ça en magasin. »

Là, premier doute. Je suis client de cet endroit depuis plusieurs années, et à chaque fois que les employés de cette compagnien’ont pas le livre que je cherche, et même s’ils n’en ont jamais entendu parler et que ça semble difficile à trouver, ils suivent leur réponse avec (TOUJOURS!) « Nous ne l’avons pas en magasin, MAIS je peux vous le commander! »

Toujours!

La déception

Or, cette fois-ci le vendeur se contente sans hésiter de me répondre du tac au tac qu’il n’a « pas ça » en magasin, puis pas un mot de plus.

Constatant ce manque de détails à sa réponse je pousse un peu plus loin. Je demande s’ils vont en recevoir et il me répond qu’il n’en a aucune idée. (Pourtant j’ai vérifié sur le site internet de Renaud-Bray et le livre en question est disponible, même en version électronique, donc Renaud-Bray n’est aucunement en faute).

Le doute

Je souligne au vendeur au bout de la ligne que sa réponse semble inhabituellement formulée, comme s’il n’a jamais eu le livre en magasin. Alors je lui pose la question :

« C’est étrange comment tu formules tes réponses. Tu ne l’as pas en magasin, tu ne sais même pas si tu vas en avoir; en as-tu seulement eu à vendre et ils se sont tous vendus ou si tu ne l’as même jamais eu en tablette? »

LUI : « Je ne pourrais pas vous le dire. Je sais seulement qu’on l’a pas ici. »

MOI : « Et tu ne sais pas quand, ou même SI tu vas en recevoir? » (À ce point-ci, ma question ressemblait presque à une affirmation.)

LUI : « C’est ça. »

Pas intéressé à vendre le livre?

Le vendeur ne semblant pas intéressé non plus à me demander mon numéro pour me revenir là-dessus avec des réponses, comme ce commerce fait habituellement (avec moi en tous cas) j’ai conclu qu’il valait aussi bien ne pas pousser plus loin. Ça aurait probablement été une perte de temps.

N’empêche que… avec toute la publicité gratuite que ce livre a désormais reçu, et donc son potentiel de ventes ainsi que la demande; j’en suis resté avec la douteuse impression, uniquement une impression, que peut-être reste-t-il certains libraires, OU certains employés, qui travaillent pour que certains livres ne se vendent pas.

Conclusion

Bien entendu, ce n’est qu’une impression. Les gens fonctionnent souvent sur des impressions ces temps-ci.

Et vous? Croyez-vous que j’ai tort de me poser la question?

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Actualités · Arts · Québec

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