Bill of Rights – Comment les Pères fondateurs jugeraient le conservatisme québécois d’aujourd’hui. *1er Amendement*

18 novembre 2020
US Cosntitution
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La Constitution des États-Unis d’Amérique est un texte d’une grande force. Plus de 220 ans après sa ratification, ce texte est toujours d’actualité et se démarque de plusieurs autres constitutions à plusieurs niveaux. D’abord, sa longévité dans un pays marqué par ses différences et ses différents, ou la polarisation politique fait partie de la culture du pays (non, ce n’est pas que depuis 2016) démontre qu’elle est à la fois flexible et solide.

Alors que la plupart des constitutions des pays occidentaux indiquent ce que le gouvernement a le droit de faire, les Pères fondateurs américains y ont surtout décrit ce que le gouvernement n’avait pas le droit de faire. Il en résulte un pays qui 220 ans plus tard est moins centralisé qu’ailleurs en Occident.

La constitution américaine est un texte très important pour le mouvement conservateur à travers le monde car il établit les grands principes auxquels notre mouvement croit.

La partie la plus intéressante est sans doute les 10 premiers amendements, ratifiés environ 10 ans après le texte original, qu’on appelle The Bill of Rights (La Charte des Droits).

Le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser au Gouvernement des pétitions pour obtenir réparations des torts subis.

– Premier amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique (traduction française)

Le Premier Amendement vient sacraliser un certain nombre de droits. La religion, la liberté d’expression, la liberté de presse, le droit de manifester pacifiquement son désaccord et le droit de poursuivre le gouvernement pour des torts qu’il peut causer.

Le texte de l’amendement va plus loin encore car il dit que le gouvernement n’a pas le droit de nuire à aucune de ces libertés. Il est aussi plus spécifique envers la liberté de religion. Il précise que le gouvernement n’a pas le droit ni de forcer une religion, ni d’en interdire une.

Ce n’est pas pour rien que les Pères Fondateurs américains en ont fait l’amendement numéro un. Il était le plus fondamental et le plus important à leurs yeux.

Il est important en tant que conservateurs de conserver le sens profond de cet amendement près du coeur. Alors que le mouvement se déchire entre “droite religieuse” et “droite économique”, nous perdons de vue que le mouvement conservateur le plus fort et le plus durable qui n’ait jamais existé s’est donné comme tout premier principe de ne pas aider ni nuire à aucune religion ou croyance.

Nous croisons souvent des conservateurs qui voudraient utiliser la politique pour imposer des croyances et à l’inverse d’autres radicaux qui voudraient purifier le mouvement de toute personne ayant une croyance religieuse. Dans les deux cas ces conservateurs jouent le jeu des socialistes et créent une division aussi cupide qu’inutile dans notre mouvement.

Le mouvement conservateur doit à la base unir les gens de toute croyance. Chrétiens (autant catholiques que protestants), juifs, musulmans, athées ou toute autre conviction. En autant que tous les individus qui forment notre mouvement ne veulent pas utiliser le pouvoir politique pour aider ou nuire à une religion ou une non-religion. À la base, tous les gens sont bienvenus au sein de la grande famille conservatrice.

L’utilisation du pouvoir politique pour jouer à Dieu avec les religions du peuple c’est un hobby de socialistes et ne devrait pas avoir sa place chez nous.

Washington, Jefferson, Mason, Franklin et tous les autres l’avaient compris il y a très longtemps.

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Bill of Rights · Conservatisme · Histoire · U.S.A.

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